vendredi 11 février 2011

La peur du savoir

Nous savons d'où nous venons. Nous sommes les descendants du peuple du buffle. Ils sont venus de l'intérieur de la terre après que des esprits surnaturels aient préparé ce monde pour que les humains y vivent. Si les non-Indiens choisis de croire qu'ils ont évolué d'un singe, qu'il en soi ainsi.

Sebastien LeBeau, officiel Cheyenne River Sioux, Lakota, Dakota du Sud.

Est-ce que chacun a sa vérité ? Est-il correct de dire qu'il y a plusieurs façons de connaitre le monde, que toutes ses façons sont valides et que la science n'est qu'une d'entres-elles ? 

L'argument le plus communément cité pour réfuter le relativisme suggère que celui-ci se contredit, qu'il se réfute de lui-même, car l'affirmation '' tout est relatif '' se classe soit comme une affirmation relative, soit comme une affirmation absolue.  Si elle est relative, cela veut dire que l'argument ''tout est relatif'' est....relatif lui aussi. Si par contre, l'affirmation est un absolu, cela démontre que tout n'est pas relatif puisque cet argument est présenté comme un absolu.

En 130 pages, le livre de Boghossian anéantit le relativisme et le constructivisme philosophique.

m.a

Fear of Knowledge : Against relativism and constructivism est disponible en français sous le titre de La Peur du savoir : Sur le relativisme et le constructivisme de la connaissance (Édition Agone).
Présentation de l'éditeur

Le constructivisme est libérateur quand il révèle la contingence de pratiques sociales considérées à tort comme fondées en nature. Mais il s'égare quand il aspire à devenir une théorie générale de la vérité et de la connaissance, où celles-ci ne font plus qu'exprimer les besoins et les intérêts d'une société. Pourquoi tant de gens se sont-ils laissés tenter par cette application généralisée du constructivisme social ? C'est qu'on acquiert par là un énorme sociales contingentes, on peut légitimée que par des rejeter tout savoir du moment qu'on ne partage pas les valeurs en question. Les idées du constructivisme de la connaissance sont étroitement liées à des courants progressistes comme le postcolonialisme et le multicuralisme : elles fourniraient des armes philosophiques pour protéger les cultures opprimées. Mais, même d'un point de vus strictement politique, ce n'est pas très judicieux. Car, si les puissants ne peuvent plus critiquer les opprimés parce que les catégories du savoir sont inévitablement liées à des perspectives particulières, il s'ensuit également que les opprimés ne peuvent plus critiquer les puissants. Voilà qui menace d'avoir des conséquences profondément conservatrices.

Ce livre réfute avec clarté et simplicité les arguments qui sont au fondement de la pensée postmoderne : nous n'avons aucune raison sérieuse de croire que nos concepts ordinaires de vérité, de connaissance et d'objectivité seraient aujourd'hui disqualifiés, et devraient être abandonnés. Il est complété par une préface qui en souligne les enjeux et des annexes où sont discutées les idées de Bruno Latour, Isabelle Stengers et Michel Foucault sur cette question. Paul Boghossian enseigne la philosophie à New York University.

1 commentaires:

  1. Wow! Ça me semble GÉNIAL! Je fonce voir si je ne peux pas le trouver quelque part! Merci, c'est toujours un plaisir que de suivre ton blogue infidèle ;)

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