En écrivant le blogue précédent sur Castaneda, je me suis rendu compte qu'il était temps de publier un lien pour le documentaire de la BBC sur Sathya Sai Baba, The Secret Swami. Même s'il fait juste effleurer le sujet, ce doc. donne un bon aperçu des scandales entourant Sathya Sai Baba.
Alors, voici : The Secret Swami
En français les témoignages sur ce site :
RépondreSupprimerhttp://www.prevensectes.com/saibaba1.htm
Cela dit ce qui serait intéressant c'est de savoir comment il garde des cheveux si noirs à 80 ans passés ...
RépondreSupprimerbonjour, connaissez-vous ce site? www.fauxprophetes.com
RépondreSupprimerJe ne connais pas ce type, mon coeur ne m'a pas appeler à le connaître. J'ai entendu son nom la première fois en 2005, mais je n'est pas eu le temps d'explorer se personnage.
RépondreSupprimerCe que je dirais à première impression c'est qu'il est bizarre avec ses cheveux. D'habitude les cheveux des indiens de l'Inde son plutôt lisse.
Mais ce n'est pas un critère, pour le juger d'être bon ou mauvais.
D'après les témoignages des gens, je suis porté à dire qu'il est mauvais.
Mon coeur reste froid et silencieux devant ce personnage.
S'il est vraiment un avatar, malheureusement pour moi je ne l'ai pas reconnu. Je ne peux pas forcer les choses et je ne peux pas mentir à moi-même, cela qui est cela hélas.
Mais mon intellect me dit ceci:
Il n'y a jamais un personnage sur la terre qui est absolument mauvais et absolument bon.
Et en plus, tout existe pour une raison.
Donc s'il est plus ou moins mauvais, il sert néanmoins à quelque chose.
Ce que je pense c'est qu'il existe pour forcer les gens à se questionner,à questionner leurs jugements, à développer le discernement, etc.
Comme dit Omraam M.A. (dans mes propres mots)
On ne doit pas penser que tout les choses doivent être facile tout le temps, les difficultés servent à nous forcer travailler sur nous-mêmes et à nous surpasser.
Moi, je pense que peu importe s'il est mauvais ou bon, moi je prendrais ses enseignements s'il en a, et je filtrerais ce que j'apprécie je le prendrais et ce que je n'apprécierais pas je ne le prendrais pas.
Je fais cela pour tout le monde d'ailleurs.
Même un tueur, un criminel, un violeur, un tirant, un pharisien, un dictateur, un imposteur, un Antéchrist, un méchant, un fou, un satanique, un démon, un égoïste, un esti, un conspirateur et un "je n'aime pas sa face", dira et fera des choses bonnes, même si son but est diabolique. On ne peut pas les supprimer de l'existence, mais on doit être vigilant pour ne pas tomber dans le piège des charlatans.
Les charlatans nous apprennent la vigilances.
Malheureusement il y aura toujours et il y aura toujours quelqu'un qui tombe et qui fait tomber les autres.
Merci,
Fady Liberté
Merci pour vos commentaires :)
RépondreSupprimerXavier, non je ne connais pas le site faux prophètes....
rebonjour,
RépondreSupprimeret bien là aussi , un sujet que je te partage ouvert aussi en 2007 sur le forum :
"Les égrégores,les sectes, les gourous ..."
introduite avec ce texte publié
avec l aimable autorisation d Arnagala:
"Dès que l'on parle d'Inde et de spiritualité, les gens craignent d'avoir à faire à des sectes, d'être manipulés par des gourous. Et ils n'ont pas tord. Le mot de "secte" me parait néanmoins problématique. La secte, c'est toujours l'Eglise de l'autre... De fait, beaucoup de Chrétiens utilisent cette peur des gens afin de les éloigner des sagesses orientales, comme par exemple le "Père Verlinde" (!).
Cependant, il existe bel et bien des gourous criminels. Le cas le plus célèbre en Inde est peut-être celui de Sai Baba, étudié dans ce documentaire par une courageuse journaliste indienne. Elle se retrouve même face à un ministre indien, Murali Manohar Joshi, qui finit par sortir de ses gonds et la menace directement ! "Mais vous ne savez pas ce que signifie s'adresser à un ministre de mon rang ! Non, non, non !" On croirait voir le méchant Palpatine de Star Wars... Et il n'est pas le seul disciple influent de Sai Baba. Il y a aussi des juges, des policiers, de nombreux ministres, tous prêts à couvrir ses crimes (pédophilie, pots-de-vin...). C'est à vous dégoûter de l'humanité.
A côté de ces gourous "multinationals", il y a aussi des gourous spécialisés dans le shivaïsme du Cachemire. En Inde, il y a eu Muktânanda, lui aussi souçonné de pédophilie. Voici un vieux cliché de son gourou, Nityânanda, dans les bras de son propre gourou :
Sa disciple, Chidvilâsânandamayî, est à la tête d'une véritable multinationale, très puissante en Inde et aux Etats-Unis. Ils ont une branche "académique", le Muktabodha Institute, qui octroie des bourses de recherche. Pour ma part, j'ai refusé de recevoir quoi que ce soit, les ayant vu à l'oeuvre, avec leurs méthodes de télévangélistes.
Mais Muktânanda a également inspiré des gourous occidentaux, comme Chetanânanda, directeur d'un institut britannique, qui se paie les services d'un spécialiste réputé du shivaïsme cachemirien pour reconstituer certains rituels tantriques (notamment celui de la déesse Suprême).
Mais dans ce domaine, le maître des maîtres est Adi Da, alias Franklin Jones et une bonne douzaine d'autres pseudos, qui sévit depuis plus de trente ans. Orateur brillant, bon écrivain, il a été l'un des premier à voir le "potentiel" du shivaïsme cachemirien. Il a un ashram aux Fidjis, où il vit avec son harem. Il est même parvenu à embrigader le philosophe américain Ken Wilber, qui depuis semble avoir pris ses distances, mais bien tard...
Comment expliquer cette dévotion, cet aveuglement ? A mon sens, ces comportements donnent raison à Spinoza. Ce n'est pas le gourou qui rend les gens aveugles. Ce sont les gens qui, aveuglés par leur besoin de sécurité, créent leur gourou. Ce n'est pas parce qu'une chose est bonne qu'on la désire, mais c'est parce qu'on la désire qu'on la juge bonne. Autrement dit, ces hommes et ces femmes à gourous sont habités par un tel désir d'infini, qu'à l'image d'une midinette débarquant dans la "capitale", ils sont prêts à cristalliser leurs aspirations sur la première personne venue, pour peu que cette dernière sache s'y prendre. Au fond, peut importe le flacon, pourvu qu'on ai l'ivresse. D'ailleurs, le patron de la chaîne de restaurants "Hard Rock Café", disciple de Sai Baba, le dit explicitement dans le documentaire : "Peu importe qu'il ait violé ou non de jeunes garcons, puisqu'à moi, il m'a fait du bien"... Par où l'on voit le lien entre nihilisme consummériste et fanatisme. "