dimanche 25 janvier 2009

Marc-André Bio 1 : comment je suis devenu spirituel


C'est vers l'âge de 14 que je m'intéresse pour la première fois aux phénomènes étranges et inexpliqués. À 17 ans je fréquente régulièrement une minuscule librairie new age (ont disait ésotérique à l'époque) du nord de Montréal nommé L'éveil. Quelques mois plus tard, le propriétaire m'offre un poste à temps partiel qui me permet de me familiariser avec les bouquins de la librairie ; Mme Blavatsky, Ramakrishna, Carlos Castaneda, Steiner, Kabir, Ramtha, Samaël Aun Weor, Osho, Ma Ananda Mayi, Omraam Mikhaël Aïvanhov, Chogyam Trungpa, Chopra pour en nommer quelques-uns. Clément, le propriétaire devint mon mentor, adepte de Nisargadatta, Ramana Maharshi, Li Tseu, les Upanishad et j'en passe, il m'inculqua surtout l'importance de la pratique spirituelle. Nous avons donc fréquenté, ensemble, le centre Zen d'Albert Low, j'eus aussi l'opportunité d'entendre Robert Linssen, Placide Gaboury, Jean-Bouchard D'Orval et Éric Baret lorsque Clément les invitait à donner une conférence à la librairie.

En 1992, alors âgé de 19 ans je fais mon premier voyage en Inde dans le but de rencontrer un gourou populaire ; Sathya Sai Baba (un mélange tortueux entre Mère Thérésa et l'illusionniste David Copperfield) vivant dans un ashram qui ressemble au royaume mythique de Shambala.
Ce voyage me bouleverse et m'enchante au point où je retourne en Inde et à l'ashram de Baba en 1995. Pendant ce deuxième voyage je fais la rencontre d'Amma (Mata Amritananda Mayi) une sainte du Kerala (sud de l'inde) qui donne des câlins 10 heures par jour. Mon dernier voyage en Inde fut un séjour de 2 mois en 1998.

Comme bien des chercheurs spirituels, je fis la découverte des idées, des grands principes, des grandes vérités universelles, du moins, c'est ainsi qu'ils sont appelées depuis des siècles : Tout est Un - l'univers est éphémère - l'attachement et l'errance de l'esprit est un des problèmes fondamentale de l'être humain - la création est sous l'égide d'une intelligence quelconque - ce que tu sèmes, tu récolte - l'être humain possède une essence spirituelle et n'est pas que de la viande qui pense et ainsi de suite...je peut dire que j'acquérais a cette époque, le kit parfait du chercheur spirituel.

Aujourd'hui j'écris cela avec un brin de nonchalance, mais à l'époque, j'étais extrêmement sérieux et sincère dans ma démarche spirituelle. Ces idées n'étaient pas que des idées, j'ai véritablement '' ressenti '', à travers la médiation et d'autres expériences, qu'il s'agissait de grandes vérités universelles, du moins, c'est ainsi que j'interprétai ces perceptions avec les connaissances que je possédais à ce moment de ma vie.

En septembre 2000 je découvre que mon gourou bien aimé, Sai Baba est accusé d'attouchements et d'abus sexuels sur de jeunes hommes. J'entreprends donc une recherche intense pour démentir ces vilains potins. Quelques mois plus tard, devant des évidences qui s'accumulent je suis obligé d'accepter l'inacceptable, Sai Baba est un des plus talentueux charlatans que l'inde est connu (il à, entre-autre, réussi à se faire passer pour le bon dieu par quelques dizaines de millions de personnes pendant plusieurs décennies, faut le faire quand même!). Sur le moment, cette conclusion m'amena a quitter Sai Baba sans remettre en question quoique ce soit d'autres, c'est-à-dire que j'acceptai le fait que mon gourou soit un imposteur, mais les enseignements, et l'enseignement des autres gourous, resta pour moi, une réalité bien tangible. À cette époque, je considérai que Sai Baba était un tricheur qui mentait sur son '' éveil spirituel '' mais qu'il y avait de '' véritables maîtres spirituels '', là-bas, quelques part. J'aimais bien cité Rûmi quand il disait : ''s'il y a de faux diamants, c'est qu'il y en a des vrais''.

Mais le choc que cette révélation eut sur moi provoqua l'éveil de ma curiosité à la possibilité que d'autres gourous que je respectais avait eux aussi des '' vies secrètes '' . Découvrant scandale après scandale chez Carlos Castaneda, Swami Muktananda, Osho Rajneesh, Omraam Mikhaël Aîvanhov, Ramesh Balsekar, Lobsang Rampa, Ramtha, Krishnamurti, Prabhupada (le fondateur des Hare Krishna) , Ramakrishna, Maharishi Manesh Yogi (méditation transcendantale), Swami Rama, Poonja, Gurudev et j'en passe....j'étais abasourdi. Je rejetai donc ces gourous, mais pas leurs enseignements, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain dit-on. Alors, Castaneda partait, mais les paroles du sorcier Yaqui demeurèrent, Osho Rajneesh devenait risible, mais son enseignement m'inspirait toujours.

Vers le printemps 2003, après avoir pris un peu de recule, et après m'être ouvert à d'autres points de vues sur l'esprit, je commençais à sérieusement remettre en doutes non seulement les faux gourous, mais aussi les ''maîtres authentiques'' et leurs enseignements, soit l'enseignement de la réalisation du soi.

Je commençais à me poser des questions, qui pour l'époque étaient invraisemblables : est-ce possible que cet '' éveil spirituel '' ne soit pas comme le fait miroité les traditions spirituelles depuis des lunes? est-ce possible qu'il y ait quelques choses qui clochent avec les enseignements spirituels? est-ce possible que les sages se trompent? Remettre en question l'expérience et les paroles des sages ? C'était de la pure folie !

Marc-André
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5 commentaires:

  1. Bonjour Marc André,
    Tu as raison de prendre un gros recule dans ça et de pouvoir remettre tout en question, car à mon avis c'est comme cela qu'on peut voir les choses d'une autre perspective.
    Moi, avant j'étais un Catholique pur et dur.
    Je ne croyais pas à la réincarnation et je suivais à la lettre tout le crédo et le cathéchisme Catholique. Mais, après recule et maturation, j'ai réalisé que Dieu était encore plus grand que la religion. Il y a toujour une plus grande vérité et que ça ne fini jamais.
    J'ai eu un grand conflit intérieur avant d'acepter l'idée que la réincarnation. Mais j'ai réalisé qu'on ne pouvait pas dicter et forcer la main du Seigneur en disant que Dieu ne fait pas ci et Dieu ne fait pas cela. Il fait ci et Il fait cela. On ne pouvait pas dire que Dieu ne peut pas réincarner quelqu'un s'il le veut par exemple.
    Les Chrétiens, s'ils ne croivent pas à la réincarnation, ne devrait pas dire que la réincarnation n'existe pas, car Dieu peut faire Tout. Ils doivent au moin dire que la réincarnation c'est un grand Mystère de Dieu. Et le laisser à Dieu, et qu'ils s'abstiennent d'affirmer que Dieu ne va pas le faire. Comme Si...!!!

    Le Christianisme a de très bons enseignements, mais il n'égalera jamais Dieu. On doit toujour rechercher une plus grande vérité qui englobe l'autre. Comme Jesus a dit qu'il va y avoir d'autres qui vont venir qu'ils vont faire d'autres choses plus grandes. Et même des plus grand enseignements. En réalité c'est toujour le Christ qui revient, Car le Christ est l'envelope manifesté de l'Enseignement du Père, peu importe dans quel forme qui viendra. (The embodyment)
    L'Enseignement du Père, le verbe, a prit vie et devenu ce que l'on connait comme le Christ.

    La question est : Est-ce qu'on a besoin de maîtres extérieurs à nous pour nous réaliser, pour nous unir au Père? Est-ce que le maître intérieur ne suffit pas en lui seul pour atteindre Dieu?

    Pour répondre à cette question, il faut analyser la vie quotidienne, la vie concrète. Car tout ce qui est en haut et comme ce qui est en bas et tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.
    On peut posser la question suivante:
    Est ce qu'on a besoin de professeur de mathématique pour nous enseigner les mathématiques ou on peut arrier tout seul à connaitre les maths.
    Il est bien sûr que si on travail dur, on peut éventuellement réaprendre et redécouvrir tout les notions mathématiques, mais combien d'erreur et d'échec qu'on va faire pour apprendre, combien de temps qu'on vas mettre pour y arriver?
    S'il y a un professeur qui nous donne sont expérence, on n'aura pas besoin de souffrir autant pour comprendre.
    Mais aussi, un professeur ne peut pas assimiler les maths à notre place. C'est à nous de vouloir travailler pour comprendre. Il faut un minimum de sacrifice. Mais au moins un prof. vas nous alléger la souffrance.

    Il y a des bons profs. et il y a des mauvais profs. Mais, tout est bon. Car il y a un avantage à avoir des mauvais profs. Les mauvais profs. nous permettent de travailler plus et de ne pas trop se fier sur eux. De prendre du recule et de réaliser qu'on ne doit pas prendre à la lettre tout ce que les profs. nous enseignent. Il faut toujous filter l'information.

    C'est la même choses avec les Guides spirituels. Ils y a des bons et il y a des mauvais. Et il faut filter à plusieurs niveau l'enseignement.
    Car même un mauvais maître ne donne pas tout le temps des enseignements erroner, car si c'est le cas, il est trop simple d'avoir la vérité absolue, au aura juste à inverser systématiquement l'engeignement, mais ce n'est pas le cas.

    On peut considérer tout comme notre maître, la nature, une fourmie, un bébé, un ami, etc. Chacun nous enseigne une petite partie de nous même. Connait-Toi toi même et tu connaitera l'Univers et les Dieux.

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  2. Je comprends.
    J'ai été sidéré d'apprendre les accusations autour de Sri Chinmoy..
    Et pour autant cela n'empêche pas que cette personne possédait des pouvoirs surnaturels.
    Faut pas tout confondre: éveil, pouvoir, éthique...

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  3. Bonjour,

    Merci M.A. pour ce blog.
    Je suis aussi un revenant d'une quête qui a duré 35 ans et j'en suis arrivé au même point. Voici ce que j'ai pu apprendre peu à peu et au prix fort:

    1) Toute quête spirituelle se fonde sur une angoisse profonde souvent dissimulée. C'est avant tout une recherche infantile d'une protection paternelle/maternelle pour mettre un terme à une insécurité profonde.

    2) La quête spirituelle ne se termine jamais elle devient le centre de tout, accapare tout, et ne laisse place à aucune remise en question.

    3) Il n'y a pas de guide ni d'illuminés seulement des gens profondément allumés ou arnaqueurs. Personne d'autre que vous ne peut vous conduire.

    4) Sortir d'une quête spirituelle est très dur et affreusement frustrant
    mais quel soulagement !

    5) Il est impossible de convaincre quelqu'un que cette quête est sans fin lorsque la personne est dans l'aveuglement. Seul un gros coup dur peut mettre une fin à cette addiction.

    6) La quête spirituelle peut être considérée comme une addiction au même titre que l'alcool ou la drogue: la preuve: arrêtez vous de chercher et voyez le manque! La quête est une des drogues les plus dures.

    Merci à tous

    Amicalement


    Pierre

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  4. Personnelement je suis pas en quête j'aime trop les plaisirs, les petites folies je deteste les maîtres je les trouve souvent ridicules (pas tous). mais j'ai lu quelques livres sur ce thème et selon la description de votre parcours dès le depart vous ne respectez les principes d'un tel cheminement, ca plutôt l'air d'une fuite comme dit pierre, c'est une drogue, moi je prefere largement le LSD ou le sexe dans ce cas c'est plus efficace. d'ou votre le Cul-de-sac pourtant le peu que j'ai lu il y a un panneau indicateur : impasse

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  5. pyero STP ne mène pas ce site lui-même dans l'impasse, car là tu montres bien que tu n'as rien compris à la démarche de Marc-André (qui m'intéresse): si tu descends plus bas que terre avec des choix de vie plus bêtes que les bêtes, STP n'entraîne pas les autres là-dedans, c'est vraiment trop pauvre et ça vole vrament trop bas !
    Une chercheuse et créatrice, entre autres spirituelle, et surtout de ce que j'ai déjà trouvé: d'Amour, de Vérité, de moi-même, de mon propre Soi...

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